Test et comparatif du Parrot Bebop et Parrot Bebop 2 – Drone Camera

Test et comparatif du Parrot Bebop et Parrot Bebop 2

On s’attaque aujourd’hui aux drones Bebop et Bebop 2 de Parrot, ces drones au look futuriste proposent les meilleures performances de la marque Parrot en terme de pilotage et de vidéo (2016).

Pour mes tests je ne disposait que du Bebop 2 et j’ai pu tester plusieurs fois le drone Bebop au cours de rassemblements de passionnés de drones donc je pense pouvoir vous en faire un descriptif plutôt détaillé. Voyons ensemble les avantages de ces deux modèles. Pour plus d’informations sur Parrot et les différents drones que cette marque propose, je vous invite à consulter ma page dédiée à cette marque.

Un drone caméra premier prix

C’est à contre cœur que j’ai retiré quelques points au Parrot Bebop 2 dans ce récapitulatif, c’est un drone que j’aime beaucoup et qui a permis à beaucoup d’apprendre à piloter et à filmer.

Cependant je dois bien avouer qu’il possède quelques défauts qui le font passer derrière les modèles plus haut de gamme. Je le conseille aux débutants qui veulent s’amuser à prendre des vidéos et photos aériennes.

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Comparatif des différents modèles

Design

Sur ce point les deux drones sont très semblables et on ne vous en voudras pas de les confondre… Ils ont la même forme allongée avec une lentille fish-eye à l’avant. Sur le Bebop 2 par contre une simple mousse polystyrène (Plutôt résistante aux chocs) viens entourer la lentille pour la protéger là où le Bebop était moins sûr avec la coque plastique qui s’avance jusqu’à la limite de la lentille, cela provoquais régulièrement des chocs trop brutaux pour être absorbés par la coque et qui terminais en lentille brisée. Parrot annonce aussi un renforcement complet du cadre et du corps du drone et ce sans en augmenter le poids (500gr, 33 x 30 x 10 cm).

Une bonne partie du poids du drone Bebop viens de la batterie (200 gr), celle du Bebop 2 offre des performances de 2700 mAh alimentée au Lithium polymère. Elle se glisse à l’arrière du drone pour le branchement et permet de garder une bonne forme aérodynamique. Cela fait plus de deux fois les performances de la batterie du premier modèle. Comme pour le premier modèle, Bebop fournis avec le Bebop 2 des petits scratch velcros qui s’attachent autours de la batterie pour plus de sécurité. Le drone Bebop est donc plutôt léger, c’est assez pratique pour le transporter facilement, si c’est ce qui vous intéresse, je vous propose aussi de vous renseigner sur le drone le plus portable que j’ai testé.

La caméra fish-eye avec un angle de 170 degrés est placée à l’avant des deux modèles. Cela signifie que le Bebop est capable de voir presque tout ce qui se situe devant lui : gauche, droite, haut et bas sont dans son champ de vision. La caméra de ces drones ne servent pas qu’à capturer des vidéos mais aussi à alimenter le processeur et adapter le vol aux obstacles détectés. Le processeur analyse les images qui proviennent de la caméra pour déduire la vitesse, la hauteur et d’autres informations sur le drone pour vous aider à le stabiliser et le piloter.

La plus part des drones sont équipés d’une caméra sous le quadricoptère qui peut tourner à 360 degrés et ils doivent donc utiliser une stabilisation mécanique pour éviter tous les petits soubresauts dus à la rotation des hélices. Les autres drones utilisent un système actif de stabilisation, des moteurs sont reliés à la caméra pour compenser les mouvements, mais le Bebop n’en a pas besoin et gère tout ça dans son processeur, en utilisant le fish-eye comme système de stabilisation. Ça a l’air plus compliqué (Et ça l’est), mais c’est très efficace : Dans la plus part des situations, la vidéo est stable et fluide.

En plus de cette stabilisation digitale, la caméra et les autres composants électroniques de ce drone sont séparés du châssis de celui-ci. Ces deux parties sont reliées par des sphères de gomme qui permettent d’absorber les chocs et les vibrations du moteur. Ces deux systèmes de stabilisation fonctionnent à l’unisson pour vous proposer les plus belles vidéos HD possible.

>>>Plus de photos du Bebop 2<<<

Le Sky-Controler

Je vous conseille fortement de vous munir du “Sky-controler” lors de votre achat.

Il y a deux façons de contrôler le drone Bebop : avec un smartphone ou avec la télécommande fournie par Parrot, le “Sky-controler”. J’ai testé les deux. Le contrôle via smartphone se fait via l’app du constructeur disponible sur IOS et Android. C’est la même application que sur les versions plus bon marché de la marque et même si la trouve bien pour commencer elle ne vaut pas une vraie manette de contrôle.

Vous pouvez tout contrôler depuis l’application, lancer le vol et guider le drone, localiser la position du drone et du téléphone, prendre des photos ou des vidéos et accéder à tous les paramètres. L’application peut être un peu déroutante au début avec toutes les indications qu’elle affiche à l’écran au dessus de la vue du drone en direct.

Cependant ce n’est pas compliqué à comprendre et l’application propose au final toutes les infos utiles de façon assez ordonnée. Lorsqu’on prends l’habitude de piloter un peu plus souvent on se rends vite compte que toutes ces informations sont bien utiles pour maîtriser le vol au mieux.

La deuxième façon de contrôler le Bebop est avec le Sky-Controler. Il s’agit d’une grosse et lourde télécommande qui a l’air tout droit sortie d’un vieux film de science fiction. Après l’avoir utilisé vous aurez l’impression que les autres manettes de contrôle de drone sont miniature ! La manette comporte 2 joysticks , quelques boutons et une antenne à diriger vers le drone lors du vol.

La télécommande possède un espace pour accueillir un téléphone ou une tablette, comme ça vous ne perdez pas les fonctionnalités de ceux-ci même avec la manette. Une bandoulière est fournie avec la télécommande et c’est tant mieux car avec une tablette attachée le poids du tout monte à presque 2 Kg. Vous aurez besoin de vos deux mains pour utiliser le Sky-Controler, avec une main sur chaque poignée.

La main gauche contrôle un joystick, le bouton qui lance et arrête l’enregistrement vidéo, le bouton pour accéder aux paramètres, le bouton de retour et le contrôle de la souris sur l’écran. La main droite a aussi un joystick et un bouton de marquage GPS, un bouton “home” pour ramener le drone au point de départ et permet de bouger la vue de la caméra. En bas de la manette se trouvent des LEDs qui indiquent le niveau de batterie de celle-ci, du drone et la puissance du signal entre les deux.

L’idée ici est de complètement supprimer le pilotage à l’écran tactile (Pas très pratique d’après moi) vous devriez être capable de tout faire sans lâcher la manette des mains. Et ça fonctionne très bien lorsqu’on a compris le fonctionnement  des différents boutons : J’étais capable d’utiliser le sky-controler au bout de quelques utilisations sans toucher au téléphone accroché à celui-ci.

Bon j’avais déjà un peu d’expérience en pilotage mais ce que je veux souligner c’est sa simplicité d’utilisation. L’ergonomie de la manette a également été bien pensée car les joysticks vous tombent automatiquement sous les doigts lorsque vous la prenez en main, le poids ne gène pas pour de petites séances de vol mais au delà de 10 minutes de vol je vous conseille d’utiliser la bandoulière.

C’est d’ailleurs plutôt dommage que cette télécommande soit si grosse et lourde, le drone Bebop en lui-même n’est pas très encombrant et peut se transporter facilement, mais la manette prends plus de place ! Si vous n’avez pas beaucoup de place dans votre sac et que vous ne souhaitez pas vous encombrer de la manette il faudra donc piloter au smartphone/tablette.

bebop2-manette

Le Sky-Controler vous permet aussi d’accéder à des “petits plus” intéressants. Si vous branchez un casque à réalité virtuelle sur son port HDMI, vous serez capables de voir en direct ce que peux voir le drone ! J’ai pu faire le test avec le casque Occulus Rift et l’expérience est incroyable. On se crois vraiment au commande d’un petit avion, les mouvements sont fluide et la caméra suis les mouvements de la tête.

Pour se connecter le Bebop utilise une carte réseau 2.4GHz ou 5GHz Wifi qui est sélectionné automatiquement pour minimiser les interférences. Si vous utilisez un téléphone/tablette avec l’application, il y a une connexion Wifi entre le quadricoptère et votre appareil. Si vous utilisez le Sky-Controler, il y a une connexion Wifi entre la manette et le drone et une connexion Wifi entre la manette et le téléphone. Cela signifie que vous devrez aller chercher dans les paramètres Wifi de votre téléphone pour le connecter au Sky-Controler, ce qui peut se révéler déroutant la première fois.

Je n’ai eu aucun problèmes à garder une connexion stable avec un smartphone seul à 100 mètres mais la vidéo retour commençais à devenir un peu saccadée ce qui rendait le contrôle plus compliqué. Avec la manette Sky-Controler le signal est bien meilleur grâce à l’antenne de très bonne qualité. J’ai pu tester la connexion sur plusieurs centaines de mètres et j’ai poussé le test jusqu’à 1 Km sans problème mais le constructeur annonce une portée maximale de 2Km ! Si vous prévoyez de faire des vols de longue distance le Sky-Controler semble donc être la meilleure solution.

>>>Toutes les caractéristiques techniques de cette manette<<<

Pilotage

drone bebop2Faire voler ce drone grâce à l’application FreeFlight 3 a ses plus et ses moins. Du coté des plus, l’application propose des courbes d’apprentissage pour les novices qui sont pré-programmées. Pour décoller il suffit d’appuyer sur un bouton et le quadricoptère s’élève à un mètre au dessus du sol puis se met en vol stationnaire en attendant vos instructions.

Vous pouvez ensuite contrôler l’appareil avec les joysticks virtuels sur l’écran avec un doigt. Il y a aussi un mode “tricks” : sélectionnez la figure que vous voulez dans le menu avec un simple double clic et le drone l’effectueras pour vous. Parmi ceux-ci vous pourrez retrouver le salto avant et arrière et des flip sur les deux cotés.

Du côté des contres, il y a un petit (Mais perceptible) délais entre le moment où vous donnez une direction sur l’écran et le moment où le drone va l’appliquer. Ce délais est plus étonnant que gênant, mais je vous conseille de ne pas piloter trop vite ou trop près d’obstacles avant de vous y être fait.

Le manque de subtilité est aussi problématique, il n’y a pas de “paliers” d’accélération, soit le drone avance soit il fait du stationnaire. C’est vraiment embêtant lorsqu’on essaye de prendre une jolie vidéo avec une approche douce d’un objectif. Certains utilisateurs préféreront cependant les économies et la simplicité d’utilisation à ces deux désavantages.

Le Sky-Controler évite ces deux petits défauts, les joysticks donnent une grande liberté de mouvement et le délais de réponse est très court. Cela rends le contrôle du Parrot Bebop bien plus simple que ce soit rapidement, lentement,  ou lorsqu’on passe à côté d’un obstacle.

Les autres options ont un bouton attribué sur le Sky-Controler pour vous offrir un contrôle complet de votre drone, décollage, atterrissage, retour au point de départ, démarrer ou arrêter la vidéo… Le Sky-Controler est agréable à tenir car il tiens bien en main, cependant je ne l’ai pas trouvé meilleur que la manette du Phantom 4.

>>>Toutes les infos sur ces deux modèles<<<

Vol autonome

Les Bebop n’offrent pas un mode de vol totalement autonome à la sortie de la boite, mais vous pouvez ajouter cette option pour quelques euros de plus en achat in-app… Cela signifie qu’il faudra débourser quelques euros  dans l’application du drone pour accéder à ces fonctionnalités avancées.

Cela fait du Bebop et du Bebop 2 des drones capables de voler de façon autonome en suivant un chemin GPS, avançant d’un point pré-définis à l’autre et s’arrêtant occasionnellement pour prendre des photos ou pour enregistrer une vidéo.

Je trouve tout de même que cette option devrait être comprise dans le pack de base sans avoir à payer, tous les composants nécessaires sont déjà sur l’appareil et l’app est déjà développée par le constructeur…

beebop 2

Les plans de vol peuvent être enregistrés, renommés puis relus à volonté. Cela ajoute un vrai plus aux Bebops de Parrot, en effet une fois les coordonnées du vol enregistrées dans le GPS vous pouvez faire de belles vidéos seul. Par exemple, si vous voulez faire la présentation d’une ville ou d’un immeuble il vous suffit d’enregistrer les coordonnées GPS des vols d’essais puis d’effectuer plusieurs vols dans la même journée pour créer un beau time-lapse.

Il faut tout de même faire attention à quelques détails : Le Bebop va voler directement dans la direction du premier point en ligne droite même si il y a un arbre sur sa route et même si cela le fait sortir du champ du signal de la télécommande. Du coup je vous conseille de faire bien attention lorsque vous créez votre plan de vol à tous les détails fâcheux qui pourraient arriver !

Je me suis moi-même beaucoup servi de ces options pour réaliser des prises de vue vidéo dans des lieux magiques (Temples d’Angkor Wat, plage de la côte d’azur…). J’ai pu y réaliser des travelling facilement grâce à la fonction de points GPS en gérant la hauteur facilement et l’orientation de la caméra. Une fois votre parcours enregistré, il vous suffit de laisser votre drone partir en vadrouille et de surveiller le cadre sur l’écran. Je vous propose une petite vidéo pour découvrir de quoi il s’agit :