Test du Breeze 4K de chez Yuneec

Le marché des drones n’en finit plus de croître et il commence à se segmenter en spécialités. Le Yuneec Breeze 4K fait partie des drones de poche que l’on peut facilement emporter avec soi et qui sont surtout pensés pour le selfie (on parle alors de dronie : drone+selfie) ou la prise de vue en hauteur d’un paysage, mais sans vraiment s’éloigner du point d’envol. D’ailleurs, Yuneec mise sur la compacité, la 4K et la simplicité d’usage.

Proposé en promotion à 224,99 € chez Amazon, les caractéristiques sont-elles suffisantes pour convaincre ? Réponse dans notre test !

Un drone 4H vraiment pas cher
  • Contrôle
  • Solidité
  • Temps de vol
  • Camera
  • Design
  • Prix
4.6

Le top pour apprendre à piloter

Avec son petit prix et sa maniabilité, ce drone sera un premier drone parfait pour un débutant. Je le recommande à toutes les personnes qui veulent un drone pas trop cher capable de prendre des vidéos 4K de très bonne qualité.

Unboxing et design

Le Breeze est livré dans une boite compacte qui peut parfaitement convenir pour le transporter, même s’il lui manque une poignée et qu’elle a parfois tendance à s’ouvrir toute seule. À l’intérieur, on trouve le Breeze avec une batterie insérée et les hélices en place, les protections d’hélices (non montées), le câble USB, une seconde batterie et des hélices de rechange… mais pas de chargeur de batterie ! Puisque l’on parle des hélices, qui sont pliables, les changer n’est pas simple, il faut tout d’abord retirer l’autocollant épais au centre des hélices, puis retirer deux vis. Il faut donc être équipé d’un tournevis et vu la concurrence, Yuneec aurait pu mette des hélices autobloquantes.

Le Breeze est un drone tout en rondeur, assez massif et entièrement blanc, ce qui ne lui donne pas du tout un aspect agressif comme certains autres drones de ce segment, mais je trouve qu’il a une bonne bouille. L’intégralité de l’appareil est habillée d’une coque, on ne voit donc aucune partie électronique. On reste sur un assemblage de plastique dur avec une partie centrale au revêtement brillant et des bras mats, mais l’ensemble laisse apparaître un peu de jeu et surtout quelques craquements désagréables. Le plastique creux pour alléger le poids n’y est pas pour rien et on est finalement un peu déçu par cette absence de densité.

À l’avant se trouve une caméra, à l’arrière une trappe pour accueillir la batterie. Sur le flanc gauche figure une languette de caoutchouc derrière laquelle se trouve un connecteur micro USB. Sous la machine, on aperçoit une caméra et un sonar. Le tout est très sobre, sans fioriture. Dans la boite sont fournies des protections d’hélices qui se clipsent sur les moteurs. La batterie est un bloc propriétaire contenant une Lipo 3S 11,1V de 1150 mAh. Son poids ? 285,8 gr sans la batterie, 385,7 avec. Et la radiocommande ? Il n’y en a pas dans le pack de base. C’est votre smartphone qui sert à piloter l’appareil via l’application Breeze Cam à télécharger gratuitement. Et si vraiment vous préférez piloter avec une radiocommande, il vous en coûtera un peu moins de 50 €.

Caractéristiques techniques

Avec un poids de 385 gr et des dimensions de 196 x 196 x 65 mm (L x l x h), ses quatre moteurs brushless lui permettent de s’envoler à 80 m de hauteur dans un rayon de 100 m. Sa batterie Lipo 3S de 11,1 V et 1150 mAh promet 12 minutes de vol et l’on n’en est pas loin puisque, lors de mes tests, j’approchais les 11 minutes, ce qui est plutôt bon.

Il est capable de fendre le vent à 5 m/s (18 km/h) en vitesse horizontale et 1 m/s en vitesse ascensionnelle. Des valeurs qui le font presque passer pour un escargot à côté des surprenantes performances du Bebop 2, mais qui se justifient par un usage différent. Le Breeze 4K n’est pas un racer déguisé et n’en a pas les ambitions. Son orientation « dronie » est pleinement assumée et le but du Breeze 4K est bien plus de vous filmer que de vous initier aux joies du pilotage. En somme, il s’agit d’une perche à selfie volante capable de filmer en 4K !

Pas de quoi le dénigrer pour autant puisque le Breeze a quelques atouts intéressants, à commencer par une remarquable stabilisation en vol qui lui permet de voler en intérieur, sans GPS, très facilement.

La connexion avec le Breeze se fait très simplement en passant par le Wi-Fi du smartphone. Au lancement de l’application Breeze Cam, il est possible de le renommer puis de régler les différents paramètres de vol, tels que la vitesse, la hauteur de vol ainsi que la distance maximale à laquelle il s’éloigne de nous au décollage. Point particulier du Breeze, les commandes sont inversées dans le mode standard (mode 2). En effet, puisque ce drone est avant tout destiné à réaliser des autoportraits, la position de vol classique est la caméra pointée vers le pilote. Il sera néanmoins possible d’inverser les commandes et de retrouver un pilotage habituel.

L’écran principal permet de choisir entre un mode de vol ou la lecture et le partage d’images pour les réseaux. On dénombre 5 modes de vol :

  • Pilote Mode : permet de piloter manuellement de façon classique avec les commandes de gaz, roll et dérive.
  • Selfie Mode : permet de réaliser un selfie.
  • Orbit Mode : réalise un cercle autour du pilote tout en filmant.
  • Journey Mode : écarte automatiquement le Breeze du pilote en prenant de l’altitude pour faire découvrir le paysage qui l’entoure.
  • Follow Me : permet au Breeze de suivre le GPS du smartphone.

Le Breeze dispose d’un capteur 1/3, 06’’ CMOS, en clair on est proche des capteurs de smartphones. La caméra est capable de filmer en 4K (3840 x 2160 px) à 30 images par seconde, en Full HD (1920 x 1080 px) à 30 images par seconde, ou en HDR (1280 x 720 pixels) à 60 images par seconde. Pour la photo, la résolution est de 4160 x 3120 pixels, soit de 12Mp.

Le Breeze n’est pas équipé de nacelle stabilisée mécaniquement comme le sont ses concurrents. La stabilisation de l’image se fait par logiciel et c’est sans doute la raison pour laquelle la résolution en 4K n’est pas stabilisée. Seules les vidéos en FHD et en HDR sont stabilisées par le logiciel. En fait, les vidéos sont toujours capturées en 4K, puis elles sont recadrées en format plus petit afin que le surplus de pixel puisse être utilisé par le logiciel pour stabiliser l’image. La vitesse de l’obturateur varie de 1/30 à 1/8000s. Le FOV est de 117°.

Les photos sont assez réussies, bien exposées, plutôt nettes. Bon point pour le Breeze ! Les vidéos en 4K ont un joli piqué et de belles couleurs… mais l’absence de stabilisation est gênante. Même sans aucun vent, le Breeze gigote, trop pour que les images soient agréables à visionner. Qu’à cela ne tienne, il suffit de passer en 1080p stabilisé. La plus faible résolution diminue la qualité globale de l’image, et s’y ajoute un effet de flou. La stabilisation, en revanche, améliore beaucoup les choses. Cependant, l’image n’est pas totalement dépourvue d’oscillations. Lorsqu’on lance un vol Orbite, l’image se penche quand le Breeze prend de l’inclinaison. Le mode 60 images par seconde en 720p n’apporte pas grand-chose aux images, sauf lorsqu’on se lance dans un panoramique : il est plus fluide qu’en 4K ou qu’en 1080p. La stabilisation numérique n’atteint évidemment pas la qualité de celle de multirotors avec une nacelle brushless, mais pas non plus celle du Bebop. Incliner l’appareil à la main, sur un Bebop, produit une image toujours stable. Sur le Breeze, l’image suit l’inclinaison, la stabilisation est donc très limitée.

Prise en main et vol

L’installation du Breeze sur son point de décollage est enfantine. Il suffit de s’assurer que les patins d’atterrissage rétractables manuellement sont bien sortis et que les hélices, elles aussi rétractables, sont dépliées. Une fois la connexion effectuée et le mode de vol choisi, on appuie sur le bouton de décollage et le Breeze s’envole ! Rien de plus simple ! Il se stabilisera à 1 m de hauteur (hauteur configurable entre 70 cm et 2 m). Et pour l’atterrissage, c’est pareil, on appuie sur un bouton et il se pose tout seul comme un grand.

En dépit de son faible poids et de sa compacité, la stabilité est remarquable. Le couplage de l’action du GPS avec les capteurs infrarouges et optiques placés sous le ventre de l’engin assure un véritable soutien au Breeze, qui ne bouge pas d’un iota… quand il n’y a pas de vent. De ce fait, le vol en intérieur est aussi très stable et on se prend à réaliser quelques décollages dans le salon ou au bureau au grand désespoir des collègues… En revanche, dès que le vent souffle au-delà des 10 km/h, c’est une autre histoire et les commandes perdent en précision. La stabilisation fait ce qu’elle peut et quelques effets de balancier perturbent le pilotage.

Les différents modes de vol fonctionnent bien ; notez que le mode Follow Me suit le GPS du téléphone et pas le sujet. On peut donc vite se retrouver en dehors du cadre ou trop près du bord. Les autres modes sont aussi fonctionnels et ludiques, mais on regrette l’absence d’un Way Point qui permettrait au drone d’effectuer un voyage automatisé dans l’environnement du pilote. Enfin, en mode de vol classique, ne vous attendez pas au grand frisson ; comme je l’ai déjà dit, on est plus proche de la perche à selfie volante que du drone au pilotage délicat.

Les performances limitées permettent au Breeze d’effectuer quelques vues en hauteur ou de s’éloigner, mais seulement dans un rayon d’action de 100 m. Notez en revanche qu’il est possible d’utiliser le gyroscope du téléphone pour le piloter, à condition de maintenir la touche bleue située à droite des commandes. L’atterrissage s’effectue simplement en appuyant sur la touche dédiée ou en ordonnant un Return to Home. Évidemment, cette fonction n’est active qu’en extérieur avec les satellites détectés.

La barre de défilement pour gérer l’inclinaison de la caméra est opérationnelle, mais un peu compliquée à gérer pour assurer des mouvements fluides. On regrette donc l’absence d’une radiocommande dans le pack de base. Dommage, dans la mesure où la portée est assez correcte pour du wifi, le Breeze est allé jusqu’à 70 m en répondant bien aux commandes. Au-delà, les réactions sont plus aléatoires et avec une latence. Le retour vidéo est agréable tant que le Breeze reste à courte distance. Il devient très saccadé puis parasité dès que l’on dépasse 50 m. Notons que les réglages sont nombreux pour assurer la sécurité des vols. Il y a la hauteur au décollage, la hauteur pendant un retour automatisé au point de départ, la hauteur maximale à ne pas dépasser, la distance maximale à ne pas dépasser et la vitesse max (et donc la nervosité de l’appareil).

Conclusion

Si, au premier abord, le Breeze semble être le parfait drone pour faire des selfies sans passer par la case de l’apprentissage du pilotage, il déçoit cependant par sa stabilisation vidéo très perfectible, son pilotage facile mais trop approximatif, et surtout par sa fonction Follow Me qui fonctionne mal. Avec une radiocommande petit format, il pourrait être plus précis donc plus intéressant.
À sa sortie, son prix de près de 500 € le mettait en difficulté face à la concurrence et je n’aurais certainement pas recommandé son achat. Mais aujourd’hui, Yuneec a sorti des accessoires, dont précisément la radiocommande, et avec son prix pratiquement divisé par deux, ce drone peut devenir un achat intéressant. Vous pouvez d’ailleurs trouver le pack avec radiocommande chez Amazon pour 307, 99 €

Un drone 4H vraiment pas cher
  • Contrôle
  • Solidité
  • Temps de vol
  • Camera
  • Design
  • Prix
4.6

Le top pour apprendre à piloter

Avec son petit prix et sa maniabilité, ce drone sera un premier drone parfait pour un débutant. Je le recommande à toutes les personnes qui veulent un drone pas trop cher capable de prendre des vidéos 4K de très bonne qualité.

Click Here to Leave a Comment Below 0 comments

Leave a Reply: