Test du drone Blade Nano QX

D’accord, le Nano QX n’est plus tout jeune mais, au rayon des mini drones, il reste toujours une référence pour les débutants car, grâce à ses réactions très douces et une stabilisation optimale, il est parfait pour apprendre à piloter. Et, lorsqu’on prend de l’assurance, on se plait à corser les vols en rajoutant un peu de nervosité.
Il est disponible en 2 versions chez Amazon :

Infos en bref :

  • Poids : 17, 9 grammes
  • Autonomie batterie : 8 min
  • Moteurs : Brushed
  • Dimensions : 18,4 x 16,1 x 6,4
Blade Nano QX
  • Contrôle
  • Solidité
  • Temps de vol
  • Camera
  • Design
  • Prix
3.8

Un bon drone pour débutant

Pilotant les drones depuis longtemps, j’utilise le Nano QX pour m’amuser en intérieur car les sensations de pilotage sont vraiment très similaires à un « gros » drone. Et il sera tout aussi bien adapté pour les débutants qui ne craindront pas de le mettre dans un mur !

Le test

Présentation

La distance entre les moteurs du Nano QX est inférieure à celle d’un Ladybird, mais supérieure à celle d’un Hubsan X4. Pourtant, il affiche un encombrement supérieur à ses deux concurrents, ceci étant dû au fait que les hélices sont protégées par des arcs de cercle en plastique souple.

À la différence de ses concurrents, la structure du Nano QX ne repose pas sur des tiges en fibre de carbone croisées, mais sur un monobloc en plastique plutôt souple. Il est doublé et plié à certains endroits pour plus de rigidité. On peut tordre la structure entière sans risque de la voir se rompre ! La volonté affichée par Horizon Hobby est double : économiser en poids, et réduire la fragilité de l’appareil. Les moteurs sont bien plus petits que ceux des appareils concurrents. Tout naturellement, ils sont moins puissants. Mais pas de souci, ils feront très bien l’affaire, car le poids total du Nano QX, avec sa batterie, est de 17,9 gr seulement ! Il ne faut pas éternuer !

À comparer avec les 29 gr d’un Ladybird ou les 36,4 gr du X4 V2 !

Design

La structure plastique souple arbore une courbure probablement nécessaire pour améliorer sa solidité, mais elle a un autre effet : elle donne à l’appareil un look très agressif que j’adore, complété par les protections en bout de tiges, fines et pointues. Les hélices arrière sont noires, celles à l’avant sont jaunes, et le canopy (cockpit) arbore les deux couleurs à la fois.
Le résultat ? Le Nano QX, en vol, ressemble à une guêpe ! Le canopy, puisqu’on en parle, est extra fin : il n’affiche que 0,4 gr sur la balance ! À la différence de ses concurrents, où il est clipsé sur la structure, celui-ci est percé de deux trous équipés de rondelles de caoutchouc. Elles permettent de fixer de manière efficace le canopy sur deux petits ergots de la structure. Sous le canopy se trouve la carte mère de l’appareil. Ses composants sont grattés – l’américain Horizon Hobby voudrait-il cacher ses secrets confectionnés en Asie ?

Un bon point : la soudure des deux fils d’alimentation sur la carte mère est renforcée par un gros point de colle, pour éviter qu’ils ne cèdent à force de brancher et débrancher la batterie.

Par contre aucun autre connecteur n’est disponible ; il n’est donc pas possible d’alimenter, par exemple, une caméra ou des LED ou alors il faut bidouiller… Mais de toute façon la faible puissance des moteurs ne vous permettra pas d’y fixer une caméra, sous peine de le voir rester collé au sol ! Et si la finition de l’appareil est excellente, je trouve dommage que les fils d’alimentation, sous le drone, soient apparents d’autant plus que malgré un clip censé les tenir, ils ont tendance à sortir de leur logement et donc à devenir vulnérables en cas de chute.

À propos de chute : et si vous foncez dans un mur ? Avec la plupart des quadricoptères, la sanction la plus légère est une chute immédiate. Parfois, elle est plus sévère avec une hélice tordue ou cassée, une tige de moteur rompue. Ou pire, un moteur qui rend l’âme. Avec le Nano QX, les protections jouent leur rôle d’amortisseur. Si vous ne volez pas trop vite, vous pourrez même conserver le contrôle de l’appareil en heurtant un mur. Si vous allez un peu vite, c’est la chute. Mais à moins d’un coup de malchance, les composants de l’appareil ne risquent rien… Voilà qui est très rassurant lorsqu’on apprend à piloter.

Le vol

L’autonomie en vol est de 7 minutes et 50 secondes. C’est très correct. Lorsque la batterie faiblit, la diode du Nano QX clignote en rouge et en bleu. C’est vrai. Mais vous n’avez pas le temps de le constater : quand la batterie est faible, le Nano QX descend brusquement comme si vous aviez coupé les gaz. Et sans prévenir ! L’indication de la diode est donc sans intérêt ; il vaut mieux s’appuyer sur un chronomètre pour éviter les descentes rapides là où vous n’avez pas du tout envie que cela arrive.

Ayant une radiocommande compatible (Spektrum DX5e), j’ai testé la version BnF du Nano QX (BnF pour « Bind and Fly » soit « Appairez et volez »). Et je n’ai eu aucun problème, l’appairage s’est fait en moins de 2 minutes.
La première chose consiste à recharger cette batterie. Pour cela, Horizon Hobby offre une clé USB à brancher sur un ordinateur (ou une prise secteur avec un connecteur USB). La charge dure 33 minutes : c’est plutôt rapide. La diode témoin rouge s’éteint lorsque la charge est terminée.

Une fois prêt, il suffit de pousser les gaz pour que le Nano QX décolle tout en douceur. La stabilité est exemplaire, l’engin dérive peu et adopte une position stationnaire très rassurante. Un détail étonne : le Nano QX est très silencieux ! Peut-être est-ce dû à la faible puissance des moteurs. Un regret : lorsque la diode clignote en rouge, elle est bien visible ; mais une fois passée au bleu, on ne la voit plus au travers du canopy (sauf à voler dans la pénombre). Mais, honnêtement, ce n’est pas du tout gênant.

Ce mini drone est nerveux ! Poussez les gaz à fond et il se retrouvera collé au plafond de votre salon ! Mais ce n’est pas un souci, car les protections d’hélices empêchent les hélices de toucher le plafond. Vous pouvez y rester collé sans risquer la chute ! Cependant, pour le rendre nerveux il vous faudra modifier les débattements : pour cela, il suffit d’appuyer sur la manette de droite pour passer du mode petit débattement au mode grand débattement (70 à 100%)
L’avance et le recul sont assez réactifs, mais les translations se révèlent un peu plus poussives. La rotation, quant à elle, est satisfaisante. Si vous volez en cercle, le Nano QX répond bien et se révèle capable de s’incliner dans le virage, à la différence du Ladybird. Mais cette inclinaison, qui se déclenche en lançant une translation, ne suit pas si vous pilotez de manière agressive. Rien de bien grave, cependant. Peut-être est-ce dû à la technologie SAFE, mise en avant par Horizon Hobby, qui garantit selon le constructeur une stabilité parfaite quelle que soit la manière dont l’appareil est piloté. Dans la pratique, le Nano QX est très stable, certes, mais pas vraiment plus que le Ladybird, le Hubsan X4 ou même leurs clones.
Il peut voler en extérieur mais, vu son poids, attention au vent !

Conclusion

Possédant ce mini drone, je ne peux que vous le conseiller malgré un prix un peu élevé avec la radiocommande car c’est vraiment une valeur sûre aujourd’hui encore, même si son petit frère le QX2 vient de voir le jour, ainsi qu’un modèle complétement dingue, le QX FPV !
Pilotant les drones depuis longtemps, j’utilise le Nano QX pour m’amuser en intérieur car les sensations de pilotage sont vraiment très similaires à un « gros » drone. Et il sera tout aussi bien adapté pour les débutants qui ne craindront pas de le mettre dans un mur !

Blade Nano QX
  • Contrôle
  • Solidité
  • Temps de vol
  • Camera
  • Design
  • Prix
3.8

Un bon drone pour débutant

Pilotant les drones depuis longtemps, j’utilise le Nano QX pour m’amuser en intérieur car les sensations de pilotage sont vraiment très similaires à un « gros » drone. Et il sera tout aussi bien adapté pour les débutants qui ne craindront pas de le mettre dans un mur !

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