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Test du drone Mambo FPV de chez Parrot

Vous connaissez certainement déjà le Mambo de Parrot, ce petit multirotor bourré d’électronique et de capteurs, destiné à tous ceux qui n’ont pas envie de devenir des as du joystick et de passer des heures à apprendre à piloter.

Le Mambo FPV est un Mambo classique sur lequel est greffée une caméra qui permet de diffuser au sol l’image filmée à bord comme si vous étiez assis dans le siège du pilote. Sympa ! Mais que vaut réellement cette solution proposée à 169,99 € chez Amazon ? D’autant que Parrot développe des arguments chocs : « Je plonge au cœur d’une course de drones », « Devenez un véritable pilote de course FPV »…

Voyons donc si ces accroches prometteuses sont justifiées.

Parfait pour commencer le drone-racing
  • Contrôle
  • Solidité
  • Temps de vol
  • Camera
  • Design
  • Prix
3.6

Le top pour essayer le FPV

Avec son Mambo FPV Parrot nous propose une solution vraiment abordable pour se lancer dans l’univers FPV. Je recommande ce drone aux personnes qui aiment le drone-racing et qui veulent s’habituer à piloter avec une vue à la première personne.

Unboxing et Design

Comme dit précédemment, on part d’une base connue : le Mambo. Le pack FPV contient donc un Mambo classique, une radiocommande Flypad, la caméra FPV, un masque d’immersion et le manuel d’utilisation (précisons qu’il est plutôt bien fait car clair et précis).
La boite est jolie et clairement orientée racing (même si nous reviendrons sur ce point !) ; à l’intérieur, le drone est bien mis en valeur et bien protégé. D’ailleurs, tous les accessoires sont tellement bien protégés qu’il est parfois difficile de sortir certains éléments sans déchirer le carton (non, je ne suis pas un bourrin !).

Au niveau du design, ce n’est ni plus ni moins que le Mambo standard, un petit quadcoptère de 18 cm de côté pour un poids total de 73,9 g avec la caméra. On comprend donc pourquoi il est plutôt fait pour l’intérieur, car un éternuement trop fort et il risque de suivre le vent !
On retrouve des moteurs brushed qui font le boulot, une carcasse plastique très solide qui ne craint pas les chocs ; c’est d’ailleurs un des atouts de ce mini drone : sa solidité. Seule la caméra FPV risque de se décrocher en cas de gros choc (c’est fait exprès pour ne pas qu’elle se casse) ; il suffit alors de la clipser à nouveau et c’est reparti. J’ai remarqué, en arrachant volontairement la caméra après 2 min d’enregistrement, qu’elle conservait 1,57 min de la vidéo, ce qui n’est vraiment pas mal.

 

On retrouve les protections d’hélices, qui éviteront la casse en cas de crash et que je vous conseille de garder en intérieur pour protéger vos hélices des rencontres imprévues avec un meuble ou un mur ! Par contre, en extérieur, mieux vaut les enlever pour réduire la prise au vent.
Les lunettes FPV sont des Parrot Cockpitglasses 2, elles sont compatibles avec tous les smartphones Android et IOS de 4,5’’ à 6’’.Ce drone peut se piloter directement via un smartphone, raison pour laquelle, à l’achat d’un Mambo standard, la radiocommande Flypad est en option. Mais ici il s’agit d’un pack où le Flypad est inclus. Tout de noir vêtu, il est connu pour sa ressemblance avec un pad de console de jeux, avec ses deux joysticks et ses boutons de type L1, L2 et R1, R2. Bien évidemment, il possède un support pour le smartphone.

Caractéristiques techniques.

La batterie a gagné en capacité : c’est une 660 mAh, au lieu d’une 550 mAh. Ce qui nous donne une autonomie de 6,25 min avec un enregistrement sur micro SD et de 6,40 min sans. Alors, même si c’est correct, on est loin des 8 min promises par le constructeur.
Le masque d’immersion est un nouveau modèle plus agréable, appelé Cockpitglasses 2. Il profite d’un réglage de l’espace interpupillaire et d’un mécanisme bien plus pratique que sur le premier modèle pour insérer le smartphone.

La radiocommande Flypad est plus légère, probablement grâce à une nouvelle batterie, mais c’est la seule différence. Elle dispose d’une autonomie de 6 h, pour 2 h de recharge et offre une portée d’environ 60 m. L’accessoire le plus important de ce pack, c’est le module caméra wifi. Un bloc en plastique noir et blanc qui mesure 6,2 x 2 x 1,7 cm pour un poids de 9,7 gr. Elle est prévue pour être clipsée sur le dos du Mambo, comme une pièce de Lego. Simple et efficace ! À l’arrière de la caméra se trouve une trappe pour une carte mémoire de type micro SD qui n’est pas fournie à l’achat.
À propos de celle-ci, il faut l’insérer bien à l’horizontale sous peine de la coincer si elle entre dans la trappe avec un peu d’inclinaison. Dans ce cas, il faut s’armer de patience et d’une pince à épiler pour la retirer.

La définition des vidéos est figée: c’est du 1280 x 720 pixels à 30 images par seconde. Le résultat est satisfaisant : malgré la définition peu élevée, l’image est plutôt belle, avec une compression limitée, visible uniquement lorsqu’il y a beaucoup de mouvements. Les couleurs sont assez fidèles à la réalité, même si du bruit apparait lorsque la luminosité est faible. Cela suffit pour conserver les souvenirs de vol. Mais ce n’est évidemment pas destiné à produire des images de qualité : n’espérez pas tourner vos souvenirs de vacances avec le Mambo FPV. Les vidéos sont assez sympas en intérieur, mais elles souffrent d’un effet Jello assez prononcé en extérieur, même en l’absence de vent. Il est également possible de prendre des photos, stockées en 1280 x 720 pixels.

La qualité du retour vidéo dépend de plusieurs paramètres :

  • La latence, c’est-à-dire le temps de décalage entre la réalité et ce que l’on voit à l’écran,
  • le nombre d’images par seconde (sachant qu’il en faut au moins 25 pour percevoir une image fluide),
  • l’éventuelle dégradation de l’image due à une compression trop forte.

La technologie choisie par Parrot est le wifi, alors que dans le monde des courses de drones, on lui préfère le 5,8 GHz dit « analogique ». Et c’est bien là le problème car les liaisons wifi ont une forte latence, peu d’images par seconde et une compression élevée. Les mesures montrent que la latence varie entre 70 et 150 millisecondes, avec une moyenne à environ 110 ms. Ces valeurs sont trop éloignées des requis pour piloter un racer : les courses de vitesse ne se satisfont pas d’une latence supérieure à 40 millisecondes. Au-delà, on ne peut pas piloter suffisamment rapidement pour réagir dans un environnement fait d’obstacles.

Le Mambo FPV ne brillera donc pas dans les courses de drones, malgré les affirmations de Parrot !

Le nombre d’images par seconde, en revanche, est suffisant pour que le retour vidéo soit fluide. Lorsque le Mambo est en vol stationnaire, l’image est de qualité, fine et détaillée (par rapport à l’équivalence « analogique » en 5,8 GHz), et sans parasites. Elle pixellise un peu quand le Mambo FPV bouge doucement. Parfait pour des vols lents en intérieur !
Mais, oui forcément il y a un mais, lorsque le mouvement se fait plus rapide, la compression s’intensifie. Cela se traduit par une image qui devient floue avec des « pâtés » de pixels par moments, donc on continue à voir le décor, ou plutôt on le devine, mais difficilement. Avec la distance, la latence ne semble pas augmenter et le nombre d’images par seconde reste constant. En revanche, la compression est de plus en plus élevée, puis les images finissent tout de même par se figer, jusqu’à perdre la liaison. On la retrouve lorsque le Mambo FPV se rapproche du smartphone. La forte pixellisation est-elle un souci ? Ce n’est pas agréable, c’est sûr. Mais sauf à voler très vite, cela reste acceptable. Le Mambo FPV n’est pas vraiment fait pour la vitesse…

Prise en main et vol en immersion

Pour démarrer le Mambo FPV, il faut insérer la batterie dans le Mambo puis allumer le Flypad. Ensuite, il faut connecter votre smartphone ou votre tablette au réseau wifi créé par la caméra. L’application FreeFlight Pro indique rapidement que la connexion est établie, puis l’image filmée par la caméra s’affiche en mode fenêtre. Cliquez sur Start pour passer dans l’interface de vol : l’image s’affiche en plein écran. Il ne vous reste plus qu’à décoller !

Le Mambo FPV démarre ses moteurs, monte à environ 1 mètre et se stabilise tout seul : vous n’avez rien à faire, tout est automatique. À vous, ensuite, de piloter avec l’aide du Flypad.

Notez que le Mambo FPV se pilote en mode 2 par défaut (gaz à gauche), mais il est possible de réassocier les joysticks et les touches du Flypad à votre convenance pour du mode 1, 3, 4, etc.
Le surpoids de la caméra n’est pas perceptible par rapport à la version classique du Mambo, il se comporte de la même manière. Il est particulièrement facile à faire voler, parfait pour être pris en mains par tout le monde, y compris quand on n’a jamais piloté quoi que ce soit ! Les commandes réagissent bien, malgré une très légère latence dans les ordres – mais il faut être habitué aux racers pour la ressentir. Le point fort du Mambo ? Quand on lâche les commandes, l’appareil se stabilise là où il se trouve et ne bouge plus. C’est très rassurant pour les pilotes débutants.

Mais bon, le vol à vue n’a que peu d’intérêt avec le Mambo FPV, car justement ce sont ces 3 lettres, FPV, qui nous intéressent ici ! C’est-à-dire en se fiant uniquement au retour vidéo de la caméra à bord.

Pour débuter, le plus simple consiste à regarder l’écran du smartphone et à piloter doucement. Mais pour ressentir le vol en immersion, il faut impérativement choisir l’option « Masque » dans l’interface. Elle scinde  alors l’écran en 2 parties, ce qui permet de placer le smartphone dans le masque Cockpitlglasses 2 et de voir une seule image grossie au travers de deux lentilles. On perd une partie de ses repères quand on pilote ainsi, mais c’est une question d’habitude… et c’est ce qui fait tout l’intérêt des vols en immersion : l’impression d’être à la place du drone !

Notez qu’il est possible de conserver des lunettes de vue tout en portant le masque Cockpitglasses 2.

Pour un drone qui se veut « racer », exit le mode accro ! D’après Parrot, ça serait trop difficile à piloter pour le grand public… On a donc 3 modes de vol proposés :

  • Par défaut, le pilotage du Mambo FPV est totalement assisté, c’est le mode « Normal ». Si vous lâchez les commandes, il se fige sur place.
  • En mode « Drift », la stabilisation horizontale est désactivée. Si vous avancez et que vous relâchez le joystick, le Mambo FPV se remet à plat, mais continue à avancer en dérivant.
  • En mode « Race », la stabilisation verticale est également désactivée. Si vous poussez les gaz et que vous les relâchez, le Mambo FPV continue à monter sur sa lancée, doucement. Parrot indique que, dans ce mode, vous avez «le contrôle complet du drone sans aucune assistance à la stabilisation ». Ce n’est pas exact : la remise à plat, donc l’assistance, ne peut pas être désactivée.

Il est tout de même possible d’augmenter les débattements des commandes, donc de les rendre plus nerveuses. Le Mambo FPV peut aller vite, très vite même… mais il faut anticiper sérieusement et, surtout, les excès de vitesse ne sont pas compatibles avec le retour vidéo en wifi, donc au final peu d’intérêt avec le mode FPV…

(Et surtout n’oubliez jamais la législation en vigueur et à laquelle nous sommes soumis lorsqu’on vole en extérieur)

Un petit conseil lorsque vous pilotez en immersion : ne restez pas debout, surtout au départ, si vous n’avez pas l’habitude du FPV, car vous risquez d’être un peu désorienté voire de tomber lorsque vous prendrez un virage, si, si !!

Conclusion

Alors on ne va pas se mentir, si vous êtes déjà pilote de racer FPV, passez votre chemin ! Malgré les affirmations de Parrot, vous allez vous ennuyer ferme avec le Mambo FPV, qui n’a rien d’un vrai drone racer. Par contre, si vous n’avez jamais piloté de drone et que vous n’avez aucune intention de passer du temps à apprendre, alors oui, le Mambo FPV est un engin parfait pour vous faire plaisir à un prix très modéré. Il se pilote sans aucune expérience avec son assistance de tous les instants. Il peut être placé dans les mains des plus jeunes (toujours sous la surveillance active d’un adulte) : son poids plume et ses protections d’hélices limitent les risques d’incident. Le Mambo FPV est parfait pour une balade dans un appartement ou une maison, sans quitter le canapé, en agaçant sérieusement chiens, chats et poissons rouges !

Peut-être est-ce lui qui vous amènera dans le vrai monde des racers !

Parfait pour commencer le drone-racing
  • Contrôle
  • Solidité
  • Temps de vol
  • Camera
  • Design
  • Prix
3.6

Le top pour essayer le FPV

Avec son Mambo FPV Parrot nous propose une solution vraiment abordable pour se lancer dans l’univers FPV. Je recommande ce drone aux personnes qui aiment le drone-racing et qui veulent s’habituer à piloter avec une vue à la première personne.

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François - January 9, 2019

bonjour, j’aurais voulu savoir comment vous avez obtenu les 6,40 min d’autonomie ? Ce que je veux dire c’est quels tests type avez vous effectué pour obtenir les 6,40 min d’autonomie ? car je suppose qu’en fonction du trajet l’autonomie obtenue ne sera pas forcément la même si par exemple on le laisse statique (mais en vol) ou en mouvement l’autonomie sera différente n’est ce pas ?

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