Test du Hubsan Nano Q4 : Le plus petit drone que j’ai testé !

On croyait que le X4 de Hubsan ou le Ladybird de Walkera allaient rester longtemps les plus petits quadricoptères commercialisés dans le grand public. Ce serait sans compter sur la vitesse à laquelle évolue la miniaturisation des circuits électroniques ! C’est donc le constructeur Hubsan qui propose un nouveau micro quadricoptère, le Nano Q4.
Son prix de 29,99 € chez Amazon est comme le drone : mini ! Mais ses performances sont-elles aussi mini ? C’est ce que nous allons voir.

Infos en bref :

  • Poids : 11,5 grammes
  • Autonomie batterie : 6/7 min
  • Moteurs : Brushed
  • Dimensions : 35 x 35 x 22 mm
Hubsan Quadcopter Q4
  • Contrôle
  • Solidité
  • Temps de vol
  • Camera
  • Design
  • Prix
3.8

Le mini drone le plus compact

Le Hubsan Quadcopter Q4 est le drone le plus compact de mes tests. Il est à la fois très maniable et plutôt fun à piloter. Je le recommande aux enfants à cause de sa petite manette qui ne conviendra pas à un adulte.

Le test

Présentation

Le Nano Q4 mesure 4,5 cm de côté hors hélices. Soit moins… qu’une seule hélice du X4 de Hubsan ! En diagonale, il mesure 8 cm, hélices comprises. La hauteur est de 2,2 cm. Le poids ? Ma balance affiche 11,4 grammes très exactement ! L’appareil bat décidément des records !
Livré avec une « radiocommande » qui ressemble plus à une manette de console mais style « Playskool » (on va y revenir), il possède une portée de 50 m sans perte de liaison ! Par contre, je ne m’y suis pas essayé car, vu la taille de la bestiole, à partir de 20 m, j’avais déjà du mal à le distinguer.

On peut faire des vols en extérieur, sous réserve qu’il n’y ait pas de vent car, avec un drone aussi léger, autant dire que la moindre petite brise va le secouer !

Design

Moi, j’aime bien sa bouille style « racer » en version mini. Au niveau de la finition, ce n’est pas tout à fait ça. En effet pour gagner du poids, les bras des moteurs ont été évidés pour ne conserver que la partie indispensable et conductrice de courant. Les moteurs sont fixés sommairement, sans aucune protection, avec les fils d’alimentation apparents et très exposés. Sous l’appareil, la carte mère n’est pas plus protégée : tous les composants sont « à l’air ». Seule la batterie a droit à un traitement de faveur : elle est cachée sous un canopy. Ce canopy peut être ôté, mais ce n’est pas nécessaire, puisque la batterie est prévue pour être rechargée sans être retirée. C’est une toute petite batterie Lipo de 3,7 V 100 mAh, qui pèse 2,8 grammes, attachée à la carte mère par un connecteur amovible. Pas forcément une bonne nouvelle, car la durée de vie de cette micro batterie risque d’être courte !

Il faut charger la batterie, justement. Le constructeur fournit pour cela un adaptateur en USB qui vient se brancher sur une petite languette à l’arrière de l’appareil. La durée de charge est assez courte : il ne faut pas plus de 16 min pour que la diode rouge du câble s’éteigne, signe que l’appareil est prêt à voler. Il faut encore penser à placer deux piles AAA dans la radiocommande du Nano Q4 avant de décoller.

Cette radiocommande mérite quelques lignes ne serait-ce que parce qu’elle n’est qu’en mode 2 (gaz à gauche) et qu’on ne peut modifier le mode. De plus, elle est à l’image du Nano Q4 : minuscule ! À tel point qu’avec mes grandes mains, j’ai du mal à la tenir. Un bouton on/off et une diode pour témoigner du bon fonctionnement, deux joysticks, un trim pour l’avance et le recul, un autre pour la translation à droite et à gauche, et c’est tout ce qu’elle offre. Pas de bouton supplémentaire ni de trim sur la rotation à droite et à gauche. Bon, il va falloir se débrouiller avec cette radiocommande 2,4 GHz au design prévu pour… un hobbit !

Le vol

Allez, c’est le moment de s’amuser ! Une fois la radio allumée, il faut actionner le micro interrupteur situé sous le drone. Les diodes s’allument, clignotent, et la liaison s’opère instantanément. Les diodes restent allumées, l’appareil est prêt à décoller. Notez que deux diodes bleues sont allumées à l’avant du Q4, complétées par deux autres petites diodes bleues formant des yeux. Quatre diodes rouges indiquent l’arrière de l’appareil.

Poussez les gaz : le nano QX décolle franchement et se place en vol stationnaire, avec très peu de dérive. S’il y en a, vous pouvez la contrer tout doucement, le temps de modifier les trims. Le vol est très agréable : les moteurs font peu de bruit, l’engin est particulièrement stable – alors qu’on s’attendait à ce qu’un appareil si petit vacille et tremblote. Mieux que cela, le Nano Q4 réagit aux sollicitations au quart de tour, malgré la radiocommande qui n’est pas vraiment très facile à manipuler. L’appareil monte vite, prend de la vitesse. Son comportement est très proche de celui d’un X4 de Hubsan ! L’autonomie ? Qui dit petite batterie dit temps de vol court, forcément. Le Q4 ne déroge pas à cette règle. Il vole pendant 3 min et 30 s à pleine puissance, après quoi les diodes se mettent à clignoter, signe qu’il est temps de se poser. Mais l’appareil continue à fonctionner pendant plus d’une minute : les gaz sont définitivement coupés au bout de 4 min et 40 s. C’est peu, et c’est loin de ce qu’annonce le constructeur ! C’est vrai, mais cela constitue tout de même une belle performance pour une batterie de 100 mAh !

Petite précision : il est possible d’appuyer sur les joysticks de la radiocommande, comme sur celle du X4, mais la manipulation ne déclenche pas le mode Expert. En tout cas, l’appareil ne part pas en tonneau ou en looping quand on le sollicite… Serait-il privé de voltige parce qu’il n’en est techniquement pas capable ? Pas du tout. Car si vous délaissez la micro radiocommande fournie pour celle d’un Hubsan X4, non seulement la liaison s’établit immédiatement, mais le Q4 profite alors du mode Expert ! Et les tonneaux se déclenchent exactement comme avec le X4, une fois en mode Expert : il faut aller dans une direction puis rapidement dans la direction opposée pour déclencher une cabriole. Et ça fonctionne parfaitement avec le Q4, qui se rattrape dans un mouchoir de poche. À vous les acrobaties en intérieur sans risquer de ruiner le vase de belle-maman ! Mais attention, car lorsqu’il chute ou tape un mur, les hélices ont tendance à sauter si elles ne se sont pas cassées.

Conclusion

Ce petit drone, s’il est très sympa à piloter, souffre quand même d’une certaine fragilité et surtout son pilotage ne s’adresse pas aux pilotes débutants malgré sa petite taille. Les pilotes confirmés l’apprécieront pour s’entrainer tranquillement dans leur salon quand la météo n’est pas très coopérative et sans crainte de faire mal à qui que ce soit.

Hubsan Quadcopter Q4
  • Contrôle
  • Solidité
  • Temps de vol
  • Camera
  • Design
  • Prix
3.8

Le mini drone le plus compact

Le Hubsan Quadcopter Q4 est le drone le plus compact de mes tests. Il est à la fois très maniable et plutôt fun à piloter. Je le recommande aux enfants à cause de sa petite manette qui ne conviendra pas à un adulte.

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