Test du Yuneec Typhoon H : Un très bon drone semi-pro

Le Typhoon H est le drone multi-rotors semi-professionnel de Yuneec. Il se décline en 2 versions : le Yuneec Typhoon H Advanced RTF et le Yuneec Typhoon H Professional qui se décline également en 2 versions, le Typhoon H Professional Thermique et le Typhoon H Professional Real Sense.

Nous allons tester ici le Typhoon H Advanced, qu’on peut trouver chez Amazon, au prix actuel de 699,00 €.

Les infos en bref :

  • Caméra CGO 3+ : 4K en 30 FPS, 12 MPx, capteur 14mm f/2,8
  • Autonomie : 25 minutes
  • Vitesse : 70 km/h
  • GPS
  • Système anticollision frontal
  • Nacelle stabilisée à 360°
  • Poids avec batterie : 1950 grammes
Yuneec Typhoon H
  • Contrôle
  • Solidité
  • Temps de vol
  • Camera
  • Design
  • Prix
4.8

Un drone semi-pro avec d'excellentes performances

Le Typhoon H a été conçu pour concurrencer le poids lourd DJI avec son Phantom et il semblerait que Yuneec ait réussi son pari malgré quelques petits défauts, mais le Phantom 4 n’en est pas exempt non plus.

Le test

Présentation

Le modèle Typhoon H est clairement une attaque envers l’hégémonie de DJI et de son Phantom 4 ; il dispose donc de nombreuses innovations intéressantes pour un drone de loisir. En effet, sa conception avec 6 moteurs lui offre un design plus pro et des performances accrues. De plus, son système de détection d’obstacles n’utilise pas la même technologie que celui du Phantom 4, mais les résultats se montrent très similaires.

Et surtout, il propose une radiocommande avec écran tactile intégré de 7 pouces.

Design

La finition haut de gamme est magnifique, la couleur noire donnant encore plus d’élégance au drone.

Ses 6 moteurs peuvent faire craindre un encombrement accru pour le rangement, mais, bien au contraire, lorsque vous repliez ses bras rétractables, le Typhoon H est très compact. Une fois dans son sac, il est très facilement transportable sur le lieu de vol, ce qui est très appréciable. Les bras sont en fibre de carbone très solide ; cependant le petit point faible réside dans la solidité des articulations des bras : quid sur le long terme ?

Le Typhoon H est le premier drone de loisir Yuneec équipé d’un train d’atterrissage rétractable. Nous retrouvons généralement ce système sur les drones orientés vers les professionnels, l’Inspire 1 ou 2 par exemple. Cela permet de profiter de la caméra 360° sans être gêné par les trains d’atterrissage qui passeraient devant le champ de vision de la caméra. Vous pouvez donc filmer à l’arrière de votre drone tout en gardant le cap vers une direction unique. Cela sera très appréciable pour les passionnés de prise de vues aériennes et notamment pour ceux qui souhaitent piloter en double radiocommande.

En effet, le Typhoon H peut être utilisé avec un second télépilote en utilisant une sur seconde radiocommande Yuneec. À savoir que la seconde radiocommande connectée devient le maître et la radiocommande initiale l’esclave. Cela permet de se concentrer sur le pilotage et de laisser le second télépilote prendre la main sur l’orientation de la caméra. Cette fonctionnalité intéressera probablement les plus professionnels d’entre vous.

  • Ses dimensions : 52 cm de longueur, sur 45.7 cm de largeur et 31 cm de hauteur quand il est prêt à voler.
  • Bras repliés : 35 cm de longueur, sur 26,9 cm de largeur et 25,4 cm de hauteur.
  • Longueur en diagonale : 48,5 cm.

La radiocommande du Typhoon H, une ST16, est indéniablement un point fort ! Sa qualité de finition ainsi que sa prise en main permettent une expérience de pilotage agréable. Ses boutons et ses inters sont de qualité, ils répondent bien et inspirent confiance. Le démarrage des moteurs se fait, non pas par une combinaison de mouvement des sticks, mais par un bouton rouge situé en haut à gauche de la radio sur lequel il faut appuyer pendant 3 secondes. Vous retrouverez un port HDMI idéal pour utiliser votre casque FPV Yuneec SkyView et ainsi vivre votre vol en immersion. Un second écran pourra aussi être utilisé afin de partager vos images de vol. L’intégration de la tablette dans la radiocommande est un réel avantage car la solution est complète ! Cela réduit évidemment le risque de posséder une tablette non compatible avec l’application dédiée, comme nous avons pu le voir avec DJI GO, mais aussi le coût de l’investissement si vous ne disposez pas déjà d’une tablette !

Caractéristiques techniques

La gamme Typhoon H est une gamme de drones RTF (Ready To Fly) livrés avec tous les accessoires et les réglages qui leur permettent de voler immédiatement.

Il est équipé de moteurs brushless qui propulsent le drone à une vitesse maximale de 70 km/h (en mode follow me). La vitesse maximale de descente est de 3 m/s alors que la vitesse maximale ascensionnelle est de 5 m/s.

La batterie est une Li-Po 4S de 14,8 V et 5400 mAh permettant une autonomie en vol d’environ 20 min d’après le constructeur. Lors de notre test, nous avons atteint 24 minutes en enregistrant quasiment tout le vol et en poussant le drone dans ses retranchements pour tester sa stabilisation. Le point négatif que nous pouvons relever sur les batteries du Typhoon H est le manque de leds permettant de connaître leur état de chargement.

La radiocommande est une ST16 à 16 voies avec une fréquence radio de 2,4 GHz et une fréquence vidéo de 5,8 GHz. Elle fonctionne sous système d’exploitation Android. Yuneec affirme que la portée radio et vidéo va jusqu’à 1,6 km, mais des tests ont montré qu’elle est en réalité d’à peu près 1 km. Elle possède une sortie HDMI et une entrée pour un mini carte SD. La télécommande fonctionne avec une batterie 3,6 V/8700 mAh. La présence du module GPS participe à une bonne stabilisation du drone en vol extérieur.

L’appareil est doté d’une caméra CGO 3+ amovible avec une stabilisation sur trois axes très efficace. Le capteur embarqué est un Sony 12,4 Mpxl 1/2,3’’ accompagné d’une lentille 14 mm f/2,8 (en équivalent plein format).

La CGO 3+ filme « en vrai » 4K (4096 x 2160 pxl) et en Ultra HD (3840 x 2160 pxl) à 30 im/s. La Full HD est supportée à 24, 25, 30, 48, 50, 60 et 120 i/s.

La prise de photo est prévue en 12 Mpx (Jpeg ou DNG), celles-ci ne pouvant pas être réalisées pendant la captation vidéo. La caméra est motorisée et peut pivoter verticalement sur 90° (afin de filmer vers le sol) et horizontalement sur 360°. On pourra donc réaliser des vidéos panoramiques, le train d’atterrissage pouvant être relevé pendant le vol. Les images et clips sont enregistrés sur une carte microSD à insérer dans l’appareil.

Pour les experts, certaines parties de la vidéo paraissent floues. Un œil non averti ne s’en apercevra pas, mais il est vrai que, dans les angles, une légère impression de flou apparaît. Au niveau des couleurs, elles sont plutôt bien respectées dans le mode Natural que nous avons testé. Dans l’ensemble, la caméra offre une qualité satisfaisante et, même si elle est légèrement en dessous de la référence du Phantom 4, elle reste l’une des meilleures.

Vol et prise en main

La mise en route du Typhoon H ne pose aucun problème : ses six bras se déplient facilement et les hélices se clipsent instantanément. Lors de la première utilisation, il faudra calibrer le GPS de l’appareil. L’opération, guère complexe, est détaillée dans l’une des vidéos que le constructeur a la délicatesse de fournir sur une carte microSD.

Le pilotage s’effectue avec une imposante radiocommande équipée d’un écran tactile 7’’ et d’Android, mais celle-ci se prend bien en main. Un retour d’image en 720p est affiché en permanence sur l’écran tactile. Celui-ci n’apparait pas immédiatement à la mise en route du drone et il faudra patienter près de 3 minutes pour en bénéficier. Espérons qu’une prochaine mise à jour du logiciel de pilotage réduira ce délai. Les commandes mécaniques de la radiocommande, dont le fonctionnement est détaillé dans le manuel, sont agréables à utiliser.

Le Typhoon H dispose de deux modes de pilotage :

  • Angle: permet de piloter le drone en mode 1, le joystick droit contrôle alors la direction.
  • Smart : le drone se déplace toujours dans la direction où l’on pousse le levier de commande, quelle que soit son orientation.

Le mode Smart donne accès aux fonctions Follow Me et Watch Me où le drone suit et tourne autour de la télécommande (et donc du pilote, si tout se passe normalement).

On pourra aussi activer la fonction anti-collision grâce au sonar intégré. Celui-ci offre une détection correcte des gros obstacles, mais sera impuissant face aux objets plus petits ou en mouvement (oiseaux, branches d’arbres, etc.).

En plus de ces fonctions de pilotage classique, le Typhoon H dispose de trois modes avancés, plus spécialement dédiés à la prise de vues :

  • Journey est dédié à la création de dronies, le drone montant selon les désirs du pilote, prenant une photo et revenant ensuite au point de départ.
  • POI (pour Point Of Interest, soit Point d’Intérêt) permet de faire tourner le drone autour d’un objet ou d’une personne en gardant la caméra pointée dessus.
  • Orbit, est en fait un POI mais en pointant sur le pilote uniquement.

On notera aussi une fonction Curved Cable Cam qui fonctionne en deux étapes. Vous commencez par faire parcourir au drone un trajet « à blanc », c’est-à-dire en ne vous souciant que de l’emmener aux points clés du parcours. Lorsque le drone se trouve à l’un de ces points essentiels, effleurez une touche de l’écran afin de le sauvegarder, un trajet CCC pouvant comprendre jusqu’à sept points maximum. Une fois cette sorte de répétition effectuée, le drone effectuera automatiquement le parcours et vous pourrez vous consacrer uniquement au cadrage et à la captation de la vidéo. Les trajets ainsi créés peuvent être sauvegardés et réutilisés à volonté. Pas mal, non ?!

Dans la pratique, le CCC fait exactement le boulot demandé et facilite véritablement la vie d’un vidéaste solitaire. Signalons aussi l’existence d’un mode « équipe » où deux opérateurs peuvent contrôler le Typhoon H : le premier le pilote grâce à une mini télécommande optionnelle tandis que le second s’occupe de la captation vidéo.

Utiliser le Typhoon H est un véritable plaisir : l’appareil est stable et ne nécessite pas de connaissances approfondies pour être piloté. Le pilotage en lui-même est très agréable avec des commandes très réactives et une très bonne stabilité au vent.

Il existe cependant des petits défauts : le premier souci rencontré est celui de la déconnexion de la nacelle avec la radiocommande. La connexion Wi-Fi s’est coupée à deux reprises alors que le drone n’était pas loin de nous. Cela reste donc inexpliqué et désagréable de ne pas comprendre pourquoi.

En plein vol, un message d’erreur s’affiche pour dire qu’une reconnexion avec la caméra est en cours, vous n’avez donc plus de retour vidéo. Il suffit de ramener le drone vers vous pour que la connexion se rétablisse, mais cela n’est vraiment pas rassurant. Une correction du firmware est annoncée afin de résoudre ce problème, ainsi que celui de la connexion WiFi entre la caméra et la radiocommande au démarrage du drone, qui devrait être plus rapide. Du côté de la portée, les différents retours que j’ai pu avoir indiquent que la portée est loin d’atteindre les 1600 mètres annoncés. De mon côté, je n’ai pas perdu de vue le Typhoon H comme l’impose la loi française mais j’émets quelques doutes sur sa portée réelle.

Conclusion

Le Typhoon H a été conçu pour concurrencer le poids lourd DJI avec son Phantom et il semblerait que Yuneec ait réussi son pari malgré quelques petits défauts, mais le Phantom 4 n’en est pas exempt non plus.
De plus, son prix fortement en baisse et les nouvelles versions apparues récemment, en font un sérieux concurrent que vous devrez considérer au moment de votre achat, que ce soit pour un usage loisir ou professionnel.

Yuneec Typhoon H
  • Contrôle
  • Solidité
  • Temps de vol
  • Camera
  • Design
  • Prix
4.8

Un drone semi-pro avec d'excellentes performances

Le Typhoon H a été conçu pour concurrencer le poids lourd DJI avec son Phantom et il semblerait que Yuneec ait réussi son pari malgré quelques petits défauts, mais le Phantom 4 n’en est pas exempt non plus.

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